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Regain Control of Your Digital Tools

Media organizations must also consider their technological independence, and this approach is accessible to media organizations of all sizes. To help you, this guide provides an overview of the risks and highlights best practices already implemented by independent media organizations.

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Second épisode de notre nouvelle série d’études de cas, qui vous propose chaque mois de découvrir les pratiques et stratégies de la presse indépendante européenne, ainsi que nos conseils pour les mettre en œuvre : indépendance technologique, modèles économiques, diversification de l’offre… Une série réalisée dans le cadre de notre réseau de médias européens Sphera, à destination des dirigeant·es de médias et des créateur·ices à travers l’Europe.

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L’indépendance éditoriale et financière ne suffit plus. À mesure que les outils numériques deviennent des vecteurs de pression politique, les rédactions doivent aussi penser leur indépendance technologique. Si l’usage ou non de certaines plateformes sociales, à l’image de Twitter/X, a poussé certains médias à publiquement prendre position, la question de l’indépendance technologique se joue, en réalité, dans ce qui pourrait être considéré comme la face immergée de l’iceberg pour le·la lecteur·ice : les outils, logiciels et appareils numériques utilisés en interne pour produire le journalisme d’une rédaction. Car les risques sont nombreux et concrets, au point que certains gouvernements, institutions et médias ont entamé des démarches pour s’en affranchir.

Ce guide dresse un état des lieux de ces risques, mais présente aussi les bonnes pratiques déjà mises en place par plusieurs rédactions européennes, ainsi qu’une sélection d’outils concrets pour vous lancer, quelle que soit la taille de votre équipe.

1. Does this apply to me?

Derrière chaque rédaction se cache une infrastructure technique, communément appelée tech stack. Cela peut comprendre les outils de rédaction collaborative, de messagerie, de vidéoconférence, et la structure technique de votre site, son hébergement, son système de gestion des contenus et outils de suivi statistiques. Le choix de ces outils n’a rien de neutre et impose une série de défis :

Cohérence éditoriale : En vous soutenant financièrement, votre communauté soutient un journalisme qu’elle juge utile et fidèle aux valeurs auxquelles elle croit. Or, la question de la dépendance technologique, via les réseaux sociaux, mais pas seulement, gagne aujourd’hui le débat public, et vos soutiens seraient légitimes à s’interroger sur l’usage de leurs fonds : « En soutenant ce média, quelle part de mon argent finit par atterrir dans les caisses des géants de la tech, alors que je fais peut-être moi-même le choix de m’en émanciper dans ma vie personnelle ? » L’enjeu ne se limite donc pas à l’interne : il concerne directement vos lecteur·ices, d’autant plus quand on pense aux outils utilisés pour collecter et traiter leurs propres données personnelles.

Le risque politique : La Cour pénale internationale en a récemment fait l’expérience concrète en annonçant l’abandon de Microsoft Office au profit d’OpenDesk après qu’un de ses juges, sanctionné par les États-Unis, s’est retrouvé coupé de l’accès à toute une série de services numériques américains. Un scénario qui a poussé gouvernements et organisations internationales, notamment en Europe, à entamer des démarches similaires pour renforcer leur indépendance technologique.

Pour la planète : Certains outils peuvent être trop lourds et adopter une logique d’obsolescence programmée, ce qui peut accélérer le besoin de renouveler vos appareils (ordinateurs, téléphones, etc.). Des alternatives plus légères peuvent prolonger la durée de vie des machines… et réduire les coûts. C’est le cas du média français Reporterre par exemple, dont la grande majorité des ordinateurs utilisent Linux plutôt que Windows. Moins gourmand, il permet de retarder l’obsolescence de ses appareils. Aussi, des services plus sobres en collecte de données pourront réduire votre empreinte.

Penser son indépendance technologique, c’est aussi saisir une opportunité et pas seulement se prémunir d’un risque. Un moyen de reprendre la main sur des outils pertinents pour votre rédaction, de renforcer la confiance de vos lecteur·ices en alignant vos choix techniques avec vos valeurs éditoriales comme l’illustrent plusieurs médias plus loin dans ce guide. Réduire sa dépendance aux géants californiens est possible, souvent moins coûteux et technique qu’on ne le croit… à condition de ne pas s’y jeter les yeux fermés.

Quelques mots clés

Ce guide contient des mots qu’on ne croise pas tous les jours. On les a listés ici, à consulter si besoin au fil de votre lecture.

Logiciel libre : logiciel dont le code source peut être librement utilisé, modifié et redistribué. Ces libertés sont garanties par une licence libre, qui empêche qu’un seul éditeur en garde le contrôle exclusif.

Open source : logiciel dont le code source est public, et donc consultable, modifiable et améliorable par tous·tes. Attention : même si c’est souvent le cas en pratique, un logiciel open source n’est pas nécessairement un logiciel libre. Certains éditeurs imposent des restrictions, notamment sur les modalités de redistribution ou de réutilisation commerciale, et le logiciel n’est pas forcément gratuit.

Logiciel propriétaire : logiciel dont le code source est fermé et contrôlé par une entreprise ou un éditeur. Les utilisateur·ices ne peuvent généralement ni consulter, ni modifier, ni redistribuer le code.

Décentralisation : organisation d’un service ou d’une infrastructure entre plusieurs acteurs indépendants, plutôt qu’autour d’une autorité ou d’un fournisseur unique.

Auto-hébergement : fait d’installer et d’exploiter soi-même un logiciel sur ses propres serveurs, plutôt que de recourir à un prestataire externe. Cette approche offre un contrôle accru sur les données et l’infrastructure, mais exige davantage de ressources et de compétences techniques.

2. Comment

  1. Commencer par auditer, pas par remplacer

Renforcer son indépendance technologique ne s’improvise pas et ne se décrète pas du jour au lendemain. La première étape est un audit honnête de l’existant : quels outils sont vraiment utilisés, par qui, pour quoi, à quels coûts, et à quel point ils sont critiques au fonctionnement quotidien du média. Cet audit permet d’identifier les substitutions faciles (là où une alternative open source est simple et pertinente à adopter) et les zones de friction (là où la transition sera coûteuse en temps ou en argent).

The Good Idea

Follow the Money et De Correspondent (Pays-Bas) ont décidé de collaborer ensemble sur une transition technologique jugée nécessaire. Les médias ont publié une page dédiée qui recense l’intégralité de leurs outils numériques, y compris ceux qu’ils utilisent encore et n’ont pas prévu de remplacer dans l’immédiat (Slack, 1Password, Shopify, etc). Un projet conséquent pour lequel ils ont recruté un chef de projet dédié.

La coalition néerlandaise PublicSpaces, composée d’une trentaine de structures et institutions culturelles, a formalisé sa propre grille, surnommée « Digital Powerwash », basée sur une série de questions pour évaluer le niveau de risque associé à un outil. Le code source est-il réutilisable ? L’utilisateur·ice peut-il voir et exporter ses propres données ? VPRO, groupe audiovisuel public néerlandais, l’a utilisée pour « nettoyer » son infrastructure numérique et a partagé ses résultats. Cette grille peut sembler complexe et longue si on la reprend telle quelle. Rien n’empêche de l’adapter : un média qui débute peut se limiter à 5 ou 6 questions clés.

Concrètement ?

Construire un tableau simple (vous pouvez utiliser le Digital Powerwash comme base) avec les critères et informations importantes : outil / importance au sein de la rédaction / coût / qui l’utilise / hébergeur (pays) / données sensibles / alternative connue. Faire remplir ce tableau par plusieurs personnes au sein de l’équipe plutôt que par une seule personne afin d’établir un audit large et complet. Vous serez peut-être surpris·e de découvrir l’usage de certains outils. Classer les outils en trois colonnes : à remplacer vite (faible friction), à surveiller (friction moyenne), à ne pas toucher pour l’instant (trop critique/coûteux). Désigner une personne dédiée au sein du média qui doit suivre ce projet et la mise en place des différents outils.

2. Procéder par substitutions progressives

L’objectif n’est pas la pureté immédiate et totale mais la réduction progressive des dépendances les plus risquées. Amorcer un changement progressif, avec pédagogie à travers une politique de formation interne, une documentation partagée et un suivi des mises à jour, est indispensable pour qu’un changement d’outil devienne un changement de culture interne. Un moyen efficace de donner davantage de contrôle aux journalistes pour qu’ils·elles s’approprient ces outils.

The Good Idea

Le magazine belge Apache applique une méthode progressive. Sur son site, la rédaction l’explique ainsi : « Ces dernières semaines, nous avons recensé tous les outils numériques que nous utilisons et allons les examiner de manière critique. Dans les semaines et mois à venir, nous nous emploierons à remplacer les plus problématiques par des solutions alternatives. Nous ne réalisons pas cette transition en une seule fois, mais étape par étape ». L’équipe, qui a opté pour Google Workspace lors de sa création il y a 16 ans, s’en passera dès cet été grâce à un système basé sur Nextcloud, un outil open source.

Concrètement ?

Commencer par les outils les moins critiques ou pour lesquels les alternatives sont évidentes peut être la bonne approche. Il peut être plus prudent de se pencher sur son système de visioconférence, par exemple, qu’une refonte de son CMS, notamment pour identifier une méthode adaptée à votre équipe pour les transitions plus lourdes par la suite. Séquencer du périphérique vers le central, afin d’éviter de vous retrouver bloqué·e dans la publication par exemple. Notez ce qui a marché ou moins bien marché dans ce processus de transition. Fixez également une date de bascule officielle (même symbolique) plutôt qu’une transition floue sans fin.

Vous retrouvez, à la fin de ce guide, une liste d’outils libres et/ou open source.

  1. Anticiper les coûts et le temps nécessaire

Open source ne signifie pas gratuit. Intégrer ces coûts dans la planification budgétaire, et ne pas sous-estimer le temps humain mobilisé, est essentiel pour éviter les abandons en cours de route.

Comment s’y prennent les médias ?

Fondé sous forme de coopérative, le média belge Médor a intégré la question des outils dès sa création : « Comment faire un magazine belge avec un logiciel californien ? » L’équipe a considéré que ce n’était pas possible, incompatible avec sa mission et sa promesse. Mais miser sur des outils libres ou open source n’est pas synonyme d’absence totale de frais. Le média a récemment engagé 55 000 € pour une mise à jour majeure d’Odoo, un outil open source. À cette occasion, le magazine belge a communiqué sur sa démarche et organisé une campagne participative pour assurer les frais dans le cadre de ce projet précis : signe que ces sujets, qui peuvent paraître limités à des considérations internes et techniques, peuvent finalement constituer des arguments solides auprès de sa communauté.

Médor a intégré cet argument jusque dans sa bannière de cookies, qui affiche directement « Médor ne vous traque pas », mettant tout de suite en lumière son usage de Matomo, un outil open source et jugé plus respectueux de la vie privée que Google Analytics.

Lecture complémentaire : Vous voulez en apprendre plus sur l’organisation de vos campagnes de financement ? Comment faire de vos lecteur·ices une communauté de donateur·ices ? Nous avons compilé des cas concrets et nos conseils pour y parvenir dans le premier guide de cette série.

Turn your readers into a community of donors
Trust isn't given, it's built. To create a trusting relationship with your community, highlight your values, transparency, and impact. Here's a selection of examples from independent European media to inspire you.

The Markup, média américain d’investigation sur la tech, a documenté publiquement combien lui coûte le refus de tout outil traqueur, ce qu’ils appellent leur « privacy tax ». En 2020, la rédaction a comptabilisé heure par heure chaque outil qu’elle a dû recoder elle-même faute d’alternative respectueuse de la vie privée sur le marché. Le coût et le temps passé sur chaque outil sont détaillés en toute transparence : un lecteur vidéo maison pour remplacer YouTube (240h et 18 000 $) ou un formulaire pour remplacer Google Forms (40h et 3 000 $).

Concrètement ?

Travaillez à plusieurs sur ce sujet plutôt que séparément : c’est l’intérêt même de l’open source. C’est le choix qu’ont fait Follow the Money et De Correspondent : « Nous partageons la même mission journalistique, utilisons des technologies similaires et avons une taille comparable. Ainsi, nous maximisons notre impact, évitons les doublons et pouvons parfois nous permettre des solutions plus économiques. » Un travail de mutualisation qui peut même aller jusqu’au développement en commun d’outils, comme ça a pu être le cas avec beabee, un outil de gestion des abonné·es. Correctiv (Allemagne), The Bristol Cable (Royaume-Uni) et The Bureau of Investigative Journalism ont choisi de développer ensemble leur propre solution open source plutôt que de faire face, chacun de son côté, à des outils inadaptés et trop coûteux. L’outil est aujourd’hui repris par d’autres médias, comme Fumaça au Portugal, qui n’ont pas eu à repartir de zéro.

Lecture complémentaire : Basta! avec le Portail des médias indépendants, La Presse libre…En France, des médias construisent des infrastructures partagées pour retrouver leur indépendance face aux plateformes technologiques.

Beyond the platforms: Europe's quiet technological revolution
In France, media outlets are building shared infrastructure to regain their independence from technology platforms.

  1. Accepter les zones grises et faire preuve de transparence

Des compromis sont inévitables, surtout au début du processus. Autre enjeu important : la transparence. Parmi les médias cités précédemment qui travaillent sur ces sujets, certains assument certaines concessions : chez Reporterre, deux ordinateurs tournent encore sous Windows, notamment pour l’usage de logiciels non compatibles avec un autre système d’exploitation libre basé sur Linux. Chez Médor, un correcteur externe utilise une extension uniquement disponible sur Word. Ces exceptions documentées n’invalident pas la démarche. Expliquez à vos lecteur·ices que vous avez adopté ce processus, et présentez les raisons et les étapes à venir.

Editorial independence also depends on their tools
From Google to Microsoft, European newsrooms often rely on tools from Silicon Valley. Some are seeking to break free from this dependence, thanks to open-source alternatives or homemade tools.

The Good Idea

Follow the Money et De Correspondent assument publiquement de ne pas connaître la durée totale de leur transition. La transparence porte sur le chemin parcouru, pas seulement sur un aboutissement encore lointain. Pour documenter publiquement ce travail, ils ont lancé une newsletter pour tenir informé leur lecteur·ice du processus entamé. La première édition était consacrée à l’interview de la personne recrutée pour organiser ce travail.

Le média local français Mediacités a lancé un canal WhatsApp en 2025, lui valant des critiques sur l’usage d’un outil développé par Meta et donc détenu par un soutien de Donald Trump. Le média n’a pas tranché en interne de manière unanime, mais a choisi d’assumer ce choix par un besoin pragmatique : sans application mobile, c’est le canal le plus efficace pour toucher des lecteur·ices qui consultent leurs enquêtes majoritairement sur téléphone. Mediacités a publié les raisons de ce choix… tout en précisant que le média songe à développer une application. Lors d’une récente campagne de financement, le média a fixé un objectif de 50 000 euros pour y parvenir.

  1. Le point sur l’IA

Au-delà des enjeux éditoriaux, environnementaux, managériaux et sociaux que soulève l’usage de ces outils, se pose aussi un enjeu de dépendance à part entière : comme les logiciels bureautiques ou les CMS, les outils basés sur l’IA générative reposent souvent sur des infrastructures américaines soumises aux mêmes aléas géopolitiques. La suspension temporaire, en juin 2026, de l’accès aux modèles Claude Fable 5 et Claude Mythos 5 d’Anthropic par le gouvernement américain l’a clairement illustré : des outils peuvent, du jour au lendemain, devenir inaccessibles pour des raisons échappant totalement à leurs utilisateur·ices.

Reporterre a banni l’IA générative de l’ensemble de sa production (rédaction, recherche, communication) au nom d’une cohérence avec ses valeurs et ses donateur·ices, qui financent 95,4 % de son budget. Le média a choisi la confiance plutôt que la surveillance : pas de détection automatisée, pas de liste d’outils interdits, mais un principe clair pour sa communauté et ses équipes. Reporterre a bien conscience qu’il ne pourra pas, par exemple, s’assurer que ses pigistes aient respecté ces principes à la lettre. Il s’agit avant tout d’un cap fixé pouvant aiguiller le média dans ses pratiques et qui pourra être révisé à l’avenir. Splann et Bon Pote ont fait des choix similaires, avec la même volonté d’exclure l’IA générative de leur production éditoriale. Bon Pote ajoute par exemple un encart à la fin de chaque article mentionnant explicitement l’absence d’usage d’IA générative pour le produire, valorisant ainsi l’aspect artisanal de leur travail.

Generative AI: Reporterre says no, but without monitoring anyway
The eco-focused media outlet bans generative AI from all its production. More striking than the announcement itself: a manifesto that prohibits without oversight, relying on trust. A commitment with acknowledged limitations, but deemed essential toward the 54,000 donors who fund its editorial work

Concrètement ?

  • Comme Follow the Money et De Correspondent, publier une page « notre stack technique » sur le site, avec les outils utilisés, les raisons des choix, et les exceptions assumées.
  • Mettre à jour cette page à échéance régulière, pour mettre en lumière une trajectoire.
  • Dans les appels aux dons/abonnements, mentionner explicitement cette démarche. Le sujet de l’indépendance tech gagne progressivement le débat public et peut constituer un argument solide dans vos campagnes.
  • Envie de rédiger une charte relative à l’usage de l’intelligence artificielle au sein de votre rédaction ? Veillez à être précis·e dans les termes utilisés. Reporterre a par exemple volontairement opté pour le terme « d’IA générative » plutôt que le terme plus générique « d’IA ». N’hésitez pas à aller au-delà des pratiques éditoriales de vos journalistes : un post sur LinkedIn par exemple pourrait-il être généré par IA ? Soyez précis·e dans les démarches et les méthodes : que veut dire une rédaction « assistée » par l’IA ? Si vous avez besoin d’inspiration, le Nieman Lab a compilé plusieurs chartes.

3. Quelques outils pour commencer

Voici quelques points d’entrée accessibles, qui couvrent les usages les plus courants et que privilégient les rédactions mentionnées plus haut. N’hésitez pas à vous renseigner sur d’autres alternatives disponibles, adaptées à vos besoins et à la taille de votre média.

  • CryptPad — édition collaborative, alternative à Google Docs et la suite Microsoft Office
  • Nextcloud — stockage en ligne et espace de travail, remplace Google Drive
  • Jitsi — visioconférence, remplace Google Meet
  • Matomo — analytics web, remplace Google Analytics
  • LibreOffice — suite bureautique, remplace Google Workspace / Microsoft Office
  • Linux — une alternative libre, open source et gratuite à Windows qui peut prolonger la vie de vos appareils
  • Proton Mail / Proton Drive — alternative européenne (suisse) à Gmail et Google Drive
  • Framasoft — l’association française propose une série d’outils pour se passer des géants de la tech