Présidentielle 2022 : les propositions pour les médias

Nous vous proposons de découvrir les propositions portées par les 12 candidats et candidates à l'élection présidentielle française de 2022.

Présidentielle 2022 : les propositions pour les médias

— 7 avril 2022
Photo : Médianes

Par­mi les douze candidat·es, tous·tes n’abordent pas le secteur des médias de la même manière. D’une page entière à quelques lignes sans propo­si­tions pré­cis­es, les médias restent, pour autant, un sujet de cam­pagne. Petit tour d’horizon des pro­grammes des candidat·es.

Le classe­ment est celui du con­seil constitutionnel.

Nathalie Arthaud

Can­di­date Lutte ouvrière. Rien n’ap­pa­raît dans son pro­gramme à ce sujet.

Dans une inter­view don­née à RTL en 2012, elle dit vouloir expro­prier les patrons de presse dont Vin­cent Bol­loré et Bernard Arnault.

 

 

Fabien Roussel


Can­di­dat PCF, il a lui-même été jour­nal­iste. La ques­tion des médias appa­raît à plusieurs repris­es dans son pro­gramme dans les para­graphes cul­ture, jeunesse et lib­ertés publiques.

 

Ses con­stats : « On aura laissé s’installer une con­cen­tra­tion sans précédent des médias entre les mains de gigan­tesques groupes financiers » (dans son pro­gramme), « La con­cen­tra­tion des médias, pour moi, est beau­coup liée à l’ab­sence de sou­tien pub­lic pour tous ces médias qui n’ont pas les recettes pub­lic­i­taires leur per­me­t­tant de vivre et de se dévelop­per » (grand oral d’Europe 1).

  • Prin­ci­pales mesures : reval­oris­er les fonds d’aide à la presse, créer un con­seil nation­al des médias com­posé d’élu·e·s, de représentant·e·s des professionnel·le·s du secteur, et d’usager·e·s, pro­pos­er une loi con­tre la con­cen­tra­tion des médias.

Pour les médias indépen­dants, il assure que la création de médias locaux et alter­nat­ifs sera favorisée et il souhaite reval­oris­er les fonds d’aides à la presse, « pour per­me­t­tre la mod­erni­sa­tion et l’accès et l’aide publique aux jour­naux quo­ti­di­ens à faibles ressources pub­lic­i­taires sera doublée ».

Dans les rédac­tions, il pro­pose la recon­nais­sance d’un droit de véto « pour les rédac­tions con­cer­nant la nom­i­na­tion des cadres édi­to­ri­aux, « si la voix des per­son­nels n’est pas enten­due dans les con­seils d’administration ». Il men­tionne égale­ment dans son pro­gramme « que la pro­tec­tion des sources des jour­nal­istes sera garantie ».

Sur le plan lég­is­latif, il entend pro­pos­er une loi con­tre les con­cen­tra­tions dans la presse. Con­crète­ment, « les entre­pris­es de radio et de télévi­sion publiques démoc­ra­tisées veilleront à faire respecter le plu­ral­isme des idées et des traite­ments de l’information, à pro­mou­voir la diver­sité des arts et de la cul­ture, à encour­ager la créa­tion cul­turelle comme l’éducation ». Il souhaite instau­r­er une respon­s­abil­ité publique et sociale à tous les secteurs de l’information et de la com­mu­ni­ca­tion. Il veut abroger la loi sécu­rité glob­ale jugée « lib­er­ti­cide » et appli­quer stricte­ment la direc­tive européenne des droits voisins.

 

Emmanuel Macron


Can­di­dat La République en Marche. La ques­tion des médias appa­raît dans son pro­gramme dans le para­graphe « attein­dre le plein emploi et mieux vivre de son tra­vail » et dans le para­graphe « démocratie ».
Durant son quin­quen­nat : la lég­is­la­tion sur les droits voisins a été mise en place, la com­mis­sion d’en­quête sur la con­cen­tra­tion des médias au Sénat s’est achevée fin mars, le gou­verne­ment a mod­i­fié des con­di­tions d’attribution des aides à la presse, une aide finan­cière aux médias durant la crise san­i­taire a été proposée.

 

  • Prin­ci­pales mesures : sup­primer la rede­vance audio­vi­suelle, lancer des états généraux con­cer­nant le droit à l’in­for­ma­tion au niveau européen.

Dans le secteur des médias, il entend sup­primer la rede­vance audio­vi­suelle et table sur un bud­get voté sur cinq ans pour la com­penser. Il veut péren­nis­er le finance­ment de l’information libre indépen­dante et la pro­duc­tion de doc­u­men­taires, sans don­ner plus de pré­ci­sions. Il souhaite lancer des États généraux pour le droit à l’information, « afin de lut­ter con­tre toutes les ten­ta­tives d’ingérence et don­ner aux jour­nal­istes le meilleur cadre pour rem­plir leur mis­sion essen­tielle, en asso­ciant les citoyens ».

Dans les instances, ren­forcer la régu­la­tion à l’encontre des géants numériques et soutenir les droits voisins visant à rémunér­er les édi­teurs de presse et encour­ager la mise en place d’accords.

 

Jean Lassalle


Can­di­dat Résis­tons. La ques­tion des médias appa­raît dans son pro­gramme dans le para­graphe cul­ture et patrimoine.

 

 

Dans le secteur des médias, il veut con­di­tion­ner le finance­ment pub­lic des médias privés et de la cul­ture à l’indépendance des propriétaires.

 

Marine Le Pen

 

Can­di­date du Rassem­ble­ment Nation­al. La ques­tion des médias appa­raît dans son pro­gramme dans le para­graphe « croissance ».

 

Son con­stat : « un audio­vi­suel pub­lic dont il est de toute façon de plus en plus dif­fi­cile de dis­tinguer la spé­ci­ficité, cette pri­vati­sa­tion per­me­t­tra de con­solid­er le secteur audio­vi­suel privé qui subit la con­cur­rence de plate­formes aux moyens con­sid­érables ». (Le Figaro, 8 sep­tem­bre 2021)

Éric Zemmour

Can­di­dat Recon­quête. La ques­tion des médias appa­raît dans son pro­gramme dans les para­graphes « impôts » et « cul­ture française ».

 

 

Ses con­stats :  « La pri­vati­sa­tion du ser­vice pub­lic de l’au­dio­vi­suel est néces­saire, car il ne rem­plit plus son rôle. Le ser­vice pub­lic est devenu une machine de pro­pa­gande au ser­vice d’une idéolo­gie bien pen­sante » (C8), « Quant à l’audiovisuel pub­lic, au lieu de rem­plir ses mis­sions d’information et de trans­mis­sion, il est devenu le siège d’une idéologie intolérante qui ne respecte pas la plu­ralité des opin­ions, ce qui est un manque de respect intolérable envers les Français qui le finan­cent ». (pro­gramme)

  • Prin­ci­pales mesures : pri­va­tis­er l’au­dio­vi­suel pub­lic et sup­primer la rede­vance audiovisuelle

Dans le secteur des médias, il veut sup­primer la rede­vance audio­vi­suelle « grâce à la pri­vati­sa­tion des prin­ci­pales chaînes de l’audiovisuel pub­lic : France 2, France Inter et France Info TV » et entend recen­tr­er l’audiovisuel pub­lic autour de la cul­ture « (autour de France 5, France Cul­ture, Arte, France Musique) et de la voix de la France à l’international (autour de France 24, TV5 Monde et Radio France Inter­na­tion­al) ». Le can­di­dat souhaite val­oris­er nos ter­roirs et main­tenir l’information de prox­imité en transférant gra­tu­ite­ment France 3 et France Bleu ain­si que leurs antennes régionales aux collectivités locales.

Dans la loi, abro­ga­tion de la loi « con­tre la manip­u­la­tion de l’information » du 22 décem­bre 2018 qui « men­ace les lib­ertés publiques » et revenir au cadre juridique précé­dent qui prévoy­ait déjà un « délit de fausse nouvelle ».

Jean-Luc Mélenchon


Can­di­dat La France Insoumise. La ques­tion des médias appa­raît à plusieurs repris­es dans son pro­gramme dans les para­graphes « démoc­ra­tie et insti­tu­tion » et souhaite « une révo­lu­tion citoyenne dans les médias ».

 

Son con­stat : « la soumis­sion finan­cière des médias nuit au plu­ral­isme et à la lib­erté d’ex­pres­sion » (pro­gramme médias).

  • Prin­ci­pales mesures : adopter une loi anti con­cen­tra­tion dans les médias, créer un con­seil de déon­tolo­gie des médias, élire au Par­lement les prési­dents de France Télévi­sions et de Radio France (actuelle­ment nom­més par le Prési­dent de la République).

 

Pour les médias indépen­dants, il veut réserv­er les aides publiques à la presse aux seuls médias d’information. Il souhaite favoris­er les coopéra­tives de jour­nal­istes, et attribuer des fréquences aux médias locaux et associatifs.

Dans les rédac­tions, il entend assur­er une pro­tec­tion des sources et des lanceur·euces d’alerte, sans les oblig­er à saisir leur employeur en pre­mier lieu (le can­di­dat souhaite accorder l’asile à Julian Assange) et don­ner un droit d’a­gré­ment aux rédac­tions face à l’en­trée d’un nou­v­el actionnaire.

Dans la loi, le can­di­dat dit vouloir pro­téger le secteur des intérêts financiers et poli­tiques par un ren­force­ment du statut juridique des rédac­tions. Il souhaitte égale­ment intro­duire une charte déon­tologique dans la con­ven­tion col­lec­tive et adopter une loi anti-con­cen­tra­tion dans les médias : « empêch­er les groupes qui dépen­dent de la com­mande publique de pos­séder des médias, élargir les règles anti-con­cen­tra­tion sans tenir compte du support ».

Dans les instances, il veut créer un Con­seil nation­al des médias « qui sera con­sti­tué de représen­tants des pou­voirs exé­cu­tifs et lég­is­lat­ifs, de représen­tants des pro­fes­sion­nels du secteur et de représen­tants des usagers des médias chargés du con­trôle du respect de la loi anti-con­cen­tra­tion ». Élire au Par­lement les prési­dents de France Télévi­sions et de Radio France « afin d’éviter les nom­i­na­tions poli­tiques et la soumis­sion des chaînes publiques aux intérêts du pou­voir exé­cu­tif.»

 

Anne Hidalgo


Can­di­date du Par­ti Social­iste. La ques­tion des médias appa­raît dans son pro­gramme dans un volet spé­ci­fique dédié. Sig­nataire du Pacte Démoc­ra­tique « Faire gag­n­er la démoc­ra­tie » qui com­porte un volet média.

 

Son con­stat : « La con­cen­tra­tion des médias et de la dif­fu­sion de la création, aujourd’hui dans les mains d’un petit nom­bre de grands acteurs, sera demain limitée par la loi » (pro­gramme).

  • Prin­ci­pales mesures : lim­iter par loi la con­cen­tra­tion des médias, réformer la loi de 1986 sur l’audiovisuel, ren­forcer le ser­vice pub­lic par la redevance.

Pour les médias indépen­dants, elle veut élargir l’accès au régime économique des aides à la presse pour y inclure les médias en ligne.

Dans les rédac­tions, la can­di­date entend inté­gr­er les représentant·es du per­son­nel salarié dans les organes de gou­ver­nance.

Dans le secteur des médias, elle ne souhaite pas baser la rede­vance unique­ment sur la télévi­sion mais plutôt la main­tenir et la ren­dre uni­verselle et plus juste. « Un élar­gisse­ment de l’assiette per­me­t­tra en retour de la ren­dre plus juste avec des pondéra­tions et des exonéra­tions sociales ».Comme Yan­nick Jadot, elle pro­pose de con­di­tion­ner les aides à la presse au respect des codes déon­tologiques du journalisme.

Dans la loi, elle souhaite lut­ter con­tre la con­cen­tra­tion des médias en don­nant un statut juridique aux rédac­tions, en actu­al­isant la loi de 1986. Elle veut égale­ment créer un délit de traf­ic d’influence en matière de presse « afin de lim­iter les pres­sions sur les rédactions ».

Dans les instances, ren­force­ment des prérog­a­tives de l’AR­COM en inci­tant l’Autorité de la con­cur­rence à agir face aux risques crois­sants de con­cen­tra­tion des médias et envis­ager la créa­tion d’une autorité indépen­dante de régu­la­tion des médias (en fusion­nant l’ARCOM, les comités d’éthique, le Con­seil de déon­tolo­gie jour­nal­is­tique et de médiation).

 

Yannick Jadot


Can­di­dat Europe Écolo­gie Les Verts. Il a fait des vœux à la presse le 7 jan­vi­er. La ques­tion des médias appa­raît dans son pro­gramme dans les para­graphes liés à la démoc­ra­tie et à l’Europe. Sig­nataire du Pacte Démoc­ra­tique « Faire gag­n­er la démoc­ra­tie » qui com­porte un volet média.

 

Son con­stat : « La con­cen­tra­tion men­ace le droit à une infor­ma­tion libre et plu­ral­iste, s’attaque à l’indépendance du jour­nal­isme et met l’information au ser­vice d’in­térêts indus­triels et poli­tiques » (com­mu­niqué à la suite de la sor­tie du doc­u­men­taire Mediacrash).

  • Prin­ci­pales mesures : con­di­tion­ner les aides à la presse, ren­forcer les règles anti-con­cen­tra­tion, investisse­ment citoyen dans les médias, réformer l’Arcom.

Pour les médias indépen­dants, il veut favoris­er leur émer­gence « en mobil­isant le BPI au ser­vice de la presse et des médias, en facil­i­tant l’investissement citoyen pérenne dans les médias et le mécé­nat en réhaus­sant le pla­fond de la déduc­tion d’im­pôt des dons de par­ti­c­uliers aux organes de presse de moins de 50 salarié·es ». Il entend élargir aux médias en ligne l’accès aux aides à la presse et dévelop­per de nou­veaux statuts pour les entre­pris­es de médias afin de « garan­tir des ressources sta­bles et une meilleure indépendance ».

Dans les rédac­tions, il souhaite don­ner aux jour­nal­istes un pou­voir con­traig­nant sur la nom­i­na­tion du ou de la direc­trice de la rédac­tion et pub­li­er l’identité des per­son­nes physiques qui con­trô­lent les médias « par la révi­sion de la loi Bloche de 2016 ».

Dans le secteur des médias, il a l’intention d’inté­gr­er la presse en ligne dans les seuils de con­cen­tra­tion des médias et repenser les critères don­nant accès au statut de média.

Con­cer­nant les aides à la presse, le can­di­dat entend les con­di­tion­ner au respect de nou­veaux critères (gou­ver­nance par­i­taire dans les organes de con­trôle, seuil min­i­mum de jour­nal­istes au sein de la rédac­tion, respect du droit social et des con­ven­tions col­lec­tives, égal­ité salar­i­ale entre les femmes et les hommes et de mise en place de cel­lules de sig­nale­ment des vio­lences sex­istes et sex­uelles) et au respect des codes déon­tologiques du jour­nal­isme (lim­iter, voire couper les aides à la presse pour les médias ne respec­tant pas les codes déon­tologiques du journalisme).

À l’inverse, les médias d’investigation investis­sant des moyens impor­tants pour pro­duire de l’information de qual­ité pour­ront béné­fici­er d’aides.

Dans les instances, il envis­age veiller au finance­ment équitable des médias par les GAFAM : revoir la lég­is­la­tion pour faire respecter les droits voisins et créer une autorité indépen­dante de régu­la­tion des médias « en fusion­nant ARCOM, comités d’éthique, Con­seil de déon­tolo­gie jour­nal­is­tique et de médiation ».

Dans la loi, il veut rétablir le droit à la dif­fu­sion d’images, notam­ment « pour garan­tir le droit à l’information sur les vio­lences poli­cières », et abroger l’article 36 de la loi « séparatisme » de 2021. Créer un délit de traf­ic d’influence en matière de presse : afin de lim­iter les pres­sions sur les rédac­tions. « La loi devrait sanc­tion­ner pénale­ment tout inter­ven­tion­nisme abusif des pro­prié­taires et dirigeants de médias qui auraient pour objec­tif de favoris­er leurs intérêts ou ceux d’un tiers ».

 

Valérie Pécresse

Can­di­date Les Répub­li­cains. La ques­tion des médias appa­raît dans son pro­gramme dans le para­graphe « impôts ».

 

 

Son con­stat : « À l’heure des fake news, on a besoin d’un audio­vi­suel dont on est sûrs que les infor­ma­tions sont fiables ». (Fran­ce­In­fo, le 6 avril 2022)

  • Prin­ci­pale mesure : Sup­primer la rede­vance audiovisuelle

Dans le secteur des médias, elle veut rem­plac­er la rede­vance audio­vi­suelle jugée « obsolète, par un finance­ment budgé­taire qui sera précédé chaque année d’un avis de l’ARCOM sur les moyens de l’audiovisuel public ».

Elle entend sécuris­er le bud­get de la créa­tion audio­vi­suelle en France avec une loi pluri­an­nuelle et recen­tr­er l’audiovisuel pub­lic sur ses mis­sions de ser­vice public.

 

Philippe Poutou


Can­di­dat NPA. La ques­tion des médias appa­raît dans son pro­gramme dans un para­graphe dédié, présen­té sous forme de liste.

 

 

Son con­stat : « Loin d’être des con­tre-pou­voirs, les médias de masse sont aux mains de grands groupes cap­i­tal­istes. La main­mise du mil­liar­daire d’extrême droite Bol­loré sur Canal Plus, CNews, Europe 1… est édi­fi­ante quant à ce qu’elle dit de la col­lu­sion entre médias et cap­i­tal­isme. Il faut com­bat­tre cela et créer les con­di­tions du plu­ral­isme et d’une infor­ma­tion de qual­ité ». (pro­gramme)

  • Prin­ci­pales mesures : refonte du sys­tème des aides à la presse,  déman­tèle­ment de l’Arcom (fusion du CSA et d’Hadopi), mise en place d’une lég­is­la­tion anti-concentration.

Pour les médias indépen­dants, il pro­pose un plan d’aide aux médias asso­ci­at­ifs et à but non lucratif et la « mise en place d’une lég­is­la­tion anti-con­cen­tra­tion », sans plus de pré­ci­sions. Il souhaite une refonte du sys­tème des aides à la presse, « qui favorise les plus gros ».

Dans les rédac­tions, il souhaite instau­r­er un droit aux rédac­tions et sociétés de jour­nal­istes d’exercer un con­trôle sur les déci­sions économiques et édi­to­ri­ales de leur média, avec droit de veto.

Dans la loi, « une per­son­ne, un groupe de per­son­nes ou une entre­prise ne devrait pas pou­voir pos­séder plus d’un titre de presse ou un canal de télévi­sion ou de radio » et il veut inter­dire la pro­priété de médias à des entre­pris­es qui con­trac­tu­alisent avec l’Etat.

Au niveau des instances, il pro­pose le déman­tèle­ment de l’Arcom (fusion entre Hadopi et le CSA) et la créa­tion d’un organ­isme démoc­ra­tique asso­ciant les jour­nal­istes, salarié·e·s des médias et usagers·ères.

 

Nicolas Dupont-Aignan

Can­di­dat Debout la France. La ques­tion des médias appa­raît dans son pro­gramme dans les onglets « cul­ture » et « numérique ».

 

 

Son con­stat : « La puis­sance publique a pro­gres­sive­ment et insen­si­ble­ment renoncé à impos­er la moin­dre con­trainte au secteur pub­lic de l’audiovisuel, aus­si bien sous l’angle de la qualité qu’en volonté de défense de la création française et fran­coph­o­ne ». (pro­gramme)

  • Prin­ci­pale mesure : met­tre les ser­vices publics audio­vi­suels au ser­vice de la trans­mis­sion de la culture.

Dans le secteur des médias, il veut met­tre les ser­vices publics audio­vi­suels au ser­vice de la trans­mis­sion de la cul­ture « avec des pro­grammes ambitieux, exploitant les syn­er­gies avec les insti­tu­tions cul­turelles françaises », créer une plate­forme publique unique de dif­fu­sion des con­tenus cul­turels « regroupant les con­tenus de l’audiovisuel pub­lic, de la BNF, des grands musées, etc ». Il veillera à l’usage du français dans les médias « en exigeant des organ­ismes publics de contrôle des médias et de la pub­licité un respect strict et assor­ti de sanc­tions réelles, de la Con­sti­tu­tion et des lois et règlements pertinents ».


Aller plus loin


— Trans­parence : Bap­tiste Thevelein, cofon­da­teur de Médi­anes, a répon­du aux ques­tions de l’équipe de cam­pagne de Yan­nick Jadot dans le cadre de la pré­pa­ra­tion des propo­si­tions du can­di­dat. Bap­tiste Thevelein n’a pas par­ticipé à la rédac­tion de cet article.

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